amoureuse

 

Il y a quelque chose de nos amis et de nos amours… ceux que l’on a aimés  et ceux qui nous ont aimés, ceux qui nous ont fait souffrir, ceux à qui on a fait du mal et ceux qui nous ont trahis,  ceux à qui on n’en voudra jamais, ceux qui nous ont tout dit et ceux avec qui on aurait tout fait, ceux qui auraient tout laissé pour nous… Ce sont nos amis, nos amours.

 L’amour c’est ce fléau, ce sentiment indomptable qui se propage… prend toutes les libertés… et c’est l’amitié – prise au vol – dont s’emparent ceux qui ont renoncé à l’amour. Alors on vient voir l’ami qu’on n’attendait pas, arrivé à l’improviste sur scène, celui qui était entré juste pour dire au revoir et partir… et qui reste.

 Cette amitié, ça va les rendre tous fous.

 

Presse :

De retour aussi Isabelle Janier, actrice et auteur de « Grain de sable » qu’elle a joué en 2006 au Petit Hébertot. Cette fois elle a écrit « amoureuse », et elle le joue parfois, au printemps dernier, et -dans une nouvelle version -fin novembre à la Maison des Métallos à Paris. Assise sous sa pluie de mots (qui défilent en lettres blanches  sur le plafond noir de la salle, et semblent tracer un chemin rêveur), Isabelle Janier , lumineuse, détient ce pouvoir d’évocation, et de présence, qui est le secret des grandes comédiennes. Son texte est une balade à la marge et au cœur du théâtre, aux cotés d’une femme qui rêve, et a peur d’entrer en scène, et d’une autre, qui la pousse à y venir danser, et danser encore. Parce qu’au cœur du plateau, il y a l’amour, et l’amour encore, et ses esquives, et voici le Chevalier, et la Princesse surgis de « La Seconde Surprise de l’amour » de Marivaux, et voici aussi « la petite Catherine de Heilbronn » de Kleist, et voici celle qui en rêve, et en rêve. Il y a de la grâce, du rythme, une belle écriture arachnéenne, un feu  dans cette « amoureuse » là. Isabelle Janier est seule en scène. Et assise donc, puisque le « Grain de sable » qui donna son nom à son texte précédent est la paralysie qui l’a frappée, il y a dix-sept ans, elle qui fit le Conservatoire, fut pensionnaire à la Comédie française, et metteur en scène. Tout cela, on n’y pense pas, ou plus, à voir « amoureuse ». On admire une comédienne, et un auteur, et sa force d’âme, et sa foi dans le théâtre, loin, très loin des luttes de pouvoir…  

 Maquette vue aux Métallos le 26 11 2009 – ODILE QUIROT – Nouvel Obs

 

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